Lucille est belle, enfin c'est ce que ça mère lui dit, elle est d'une de ces beauté qu'on ne croise pas tout les jours, d'une de ces beauté qui dérange, quand on la voit on ne peut s'empêcher de se souvenir de son visage. Elle a les yeux émeraude, des cheveux long et d'un noir profond. Elle était là, seule au milieu de Paris dans son 3 pièces, dans son bain. De la musique en fond et la vapeur de l'eau qui a recouvert le miroir. La journée vient de passée, une journée comme les autres, sans rencontre importante, sans évènement marquant... Une de ces journée qui ne sert à rien, où l'on aurait mieux fait de rester au lit, enfin, pour Lucille c'est plutôt un matelas posé à même le sol.. Pourquoi était-elle là? elle ne le savait pas, elle se posait le question. Pourquoi Paris? Elle ne le sait pas... Comme son école, une école de cinéma, pourquoi? Ça n'ont plus elle ne le sait pas. On lui a dit qu'elle était douée pour les arts, seulement elle elle ne le croyait pas encore...Son père aurait certainement voulu qu'elle fasse médecine, mais ça elle ne le saura jamais, il est mort quand elle avait 8 ans, elle ne se souvient que de son visage à son ancienne maison, sinon, juste des moments capturés par les photos de la chambre de sa mère. Il est au ciel, rien à dire. Son frère? pas de nouvelle depuis des mois, quant à sa mère... Elle évite ses appels.
Demain c'est la rentrée et elle n'en pense rien, ni du mal, ni du bien... D'ailleurs elle ne sait pas quoi penser du tout, demain sera un autre jour C'est ça? Eh bien comme tout les jours Lucille se dira ça...Il ne faut pas se plonger dans les stéréotypes, Lucille n'est pas associable,elle a plusieurs amis. Elle est juste de ses personne qui fait parti des fêtes , qui parle des sujets mis sur la table, parce qu'il faut bien parler.Elle rigole, elle sourit. Mais de ces sourires qui contiennent de la tristesse. Seulement personne ne peut le remarquer à part ceux qui la connaissent très bien. Ces personnes sont partient, il y a longtemps...
Lucille regarde ses doigts fripé par l'eau, son corps devenant blanc sous la lumière du néon de la salle de bain. Les chansons passent les unes après les autres, comme les minutes. Puis elle regarde autour d'elle une lame de rasoir est posé à quelque centimètres d'elle. Elle la fixe, longtemps, et comme pour se retenir, elle plonge sa tête dans l'eau. L'eau chaude lui brûlait le visage, elle n'entendait plus rien.Le silence. Juste le bruit sourd des bulles sortant de ses narines éclatant à la surface du bain.
Elle relève enfin la tête et reprend sa respiration gardant les yeux fermé, comme pour mieux écouté la musique qui s'élève autour d'elle. Ses pensées divagues. Elles partent dans ses souvenirs les plus lointains. Ceux qu'elle a vécu et ceux qu'elle aurait voulu vivre. Les flashs apparaissent, les moment qu'elle a vécu avec son père, finalement il y en a quelque uns... Dans la cuisine, quand il lui préparait du lait chaud l'hiver, les jeux vidéos auxquels il participait avec elle et son frère. Puis la nuit où il a disparut de sa vie, elle dormait, sa mère est venue lui dire qu'elle partait voir une amie. Lucille ne se doutait de rien. Mais le matin , sa mère et son frère étaient là, dans la cuisine, l'un contre l'autre et sa mère la regarda et elle comprit. Elle comprit comme une enfant de 8 ans... Il était parti, parti pour ne plus revenir...
Sa gorge se nouait, elle serait les poings dans l'eau chaude et arrêter de respirer comme pour stopper toute larme susceptible d'arriver. Des hoquet de tristesse parvinrent jusque à sa poitrine mais elle ne fléchissait pas. Ce manque elle l'avait, ici, ancré en elle; et elle l'aura toujours. On dit souvent que ceux qui ne pleurent pas sont plus fort. Alors c'est ce qu'elle fait, elle ne pleure pas... Chaque larme refoulées est une aiguille, une lame qui s'enfonce dans sa poitrine, toujours plus près de son coeur. Si c'est ça la force alors c'est une fille forte mais elle sait très bien qu'au fond, rien de va et que plus elle se retient plus elle agrandit sa faiblesse. Mais c'est pour sa mère, pour son frère et pour lui , surtout pour lui qui la regarde de là haut.